J’ai vécu ma première disco soupe !

Depuis le temps que j’entends parler des disco soupes. Ces moments super conviviaux, musicaux et surtout gratuits. Ces rendez-vous dans l’air du temps où chacun remonte ses manches dans la joie et l’allégresse pour apporter sa pierre à la lutte contre le gaspillage de légumes. J’avais très envie de tester ce concept.

Bingo une disco soupe à Clermont ! La Black disco soupe, sous le châpiteau de l’Electric Palace, place des Salins. Impossible de rater ça. Me voilà parée de mon économe et de mes ados sous le bras, histoire de leur faire partager un moment solidaire dans l’esprit grégaire du partage. J’ai même réussi à motiver des copines pour venir jouer avec les épluchures.

Soupe et ados, deux notions qui s’ignorent !

Vous avez déjà essayé de bouger des ados un dimanche matin en leur expliquant qu’ils doivent quitter leur couette douillette, leur snapchat et leur Minecraft pour jouer de l’économe ? Voire pire, pour manger de la soupe !!! Résultat, un troupeau de jambes qui traînent devant moi, des mines boudeuses et un silence de reproche me criant que je suis une mère bourreau d’ados !

 

 

Mais j’ai tenu bon. Et voilà donc notre petite famille hypra motivée (enfin surtout moi..) parée pour savourer une bonne soupe solidaire, préparée par une bande d’étudiants, avec des légumes récupérés au Biau Jardin et chez Max et Lucie.

Solidaire mais pas si gratuit !

Ados obligent (ben oui il faut bien que ce soit de la faute de quelqu’un !) nous débarquons avec un léger retard : 12h30, alors que l’opération débutait à 11 heures. Mes copines, plus ponctuelles, mais surtout équipées de mouflets plus jeunes et donc plus malléables, ont déjà épluché et coupé les légumes. Elles attendent que la soupe mitonne en sirotant un bon café à 1,30€ au bar de l’Electric.

Il me semblait pourtant avoir lu dans la charte officielle que les “Disco Soupes permettent l’éducation à une cuisine saine et goûtue, la (re)découverte du plaisir de cuisiner ensemble, la création de zones de convivialité non-marchandes éphémères”. Non marchandes, c’est ça ! Mais les boissons sont proposées par l’Electric Palace qui a bien compris que les mouvements solidaires sont une vraie manne ! Venez donc organiser une soupe gratuite sous ma tente que je vende mes boissons à gogo !

Chacun mange sa soupe dans son coin

Nos ados sont déjà avachis sur une chaise en rang d’oignons (ognons ??!!…), en attendant l’instant de torture, et sirotent une boisson gazeuse à base de cola. Et bim 3 € le breuvage ! Ma conscience solidaire ne fait qu’un tour et me voilà projetée dehors par un temps quelque peu froid et humide… en train de laver à la bonne franquette (un tuyau d’arrosage et une cuvette) les ustensiles ayant servi à préparer la soupe.

Ma B.A. à peine terminée, me voilà déjà récompensée par la bonne odeur de soupe que les organisateurs apportent dans une immense gamelle. Mailloche ! Moue de dégoût de mes ados… La soupe est délicieuse, et l’ambiance est… éparse… Chacun mange dans son coin

Une organisation fragile, un concept intéressant

L’opération n’a pas remporté un grand succès en fait. Peu de personnes ont répondu à l’appel de l’économe. Les animateurs de la disco soupe n’ont pas vraiment communiqué avec les participants. La musique distillée par le collectif Black Dynamite est restée très discrète.

On aurait peut-être aimé que les organisateurs soient plus rassembleurs. Un manque de communication en amont ? Un esprit de cohésion fragile de la part des organisateurs ? Peu d’explications claires pour les néophytes ? Une chose est sûre, le concept reste intéressant. J’ai même rapporté quelques légumes chez moi pour préparer une bonne soupe à mes ados !

Sylvie Pallot

 

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